mardi 8 mai 2012

La Grande barrière de corail


Le 8 mai

Voici le centième article de notre blogue sur la Nouvelle-Zélande et l'Australie. Et pour célébrer cela, l'article du jour parle de la Grande Barrière de corail où nous sommes allés passer la journée, en apnée pour Hélène et en plongée pour moi. Selon Wikipedia, la Grande barrière se prolonge sur 2600 km, couvre 350 000 km2 et comporte plus de 2000 îles et 3000 récifs de toutes sortes. Elle est inscrite sur le site du Patrimoine naturel de l'Unesco.
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Nous quittons à bord de la Calypso vers 9h et dès la sortie du port, on se fait brasser pas mal par la houle et les vagues qui viennent de côté, du Sud avec un vent de 20 noeuds. Ce n'est pas pour rien que les responsables de l'accueil sur le bateau ce matin ont conseillé à tout le monde de prendre des comprimés anti-nausée, ce que nous avions déjà fait juste avant d'embarquer. 



Le trajet prend presque qu'un heure trente malgré les 20 nœuds du bateau ultramorderne. En cours de route, on remplit les formulaires de décharge pour la plongée et fournit les renseignements exigés dont la carte de certification de plongeur.



Sur les 40 ou 50 personnes à bord, il semble qu'il n'y ait qu'une ou deux personnes malades. Nous ne sommes pas très en faveur des médicaments à titre préventif mais on a déjà donné pour le mal de mer et nous n'avons pas envie de gaspiller cette formidable et tout de même coûteuse journée.

Juste avant d'arriver au premier des trois sites de la journée, les plongeurs enfilent leur équipement pour se jeter à l'eau immédiatement après que le bateau se soit amarré. 





Le premier site s'appelle Bach. On y voit beaucoup de type de corail ainsi que des dizaines d'espèces de poissons. Hélène et moi ne voyons pas la même chose cependant. À 18 m de profondeur, on voit des poissons plus gros, des langoustes et des coraux différents de ceux en surface. Mais elle voit plus d'espèces que moi et les couleurs sont plus belles près de la surface compte tenu de l'effet filtre de l'eau. Plus on descend et plus on perd de couleurs.


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Nous retournons au bateau qui change de site pendant qu'on boit un peu pour s'hydrater et se réchauffer. L'eau est à 27 degrés mais quand on y trempe près d'une heure, on perd beaucoup de chaleur. Et nous refaisons une plongée avant le lunch au site Two Tones. Hélène y voit beaucoup de nouvelles espèces et moi-aussi. Je vois entre autre des requins à pointe blanche (White tip reef shark) dont un mesurait plus d'un mètre. Dans les trois cas, ils se sont éloignés de nous lorsqu'on était à 5-10 m d'eux. 

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Un autre gros poisson qui m'a fasciné est le Barramundi Cod. 

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On pourrait faire un très longue liste de poissons et de coraux mais on ne sait souvent pas les identifier et c'est très difficile de prendre de bonnes photos en plongée. Je présente donc quelques images d'Internet qui à notre avis représentent quelques aspects de ce que l'on a vu.

Après un lunch copieux, nous replongeons tout de suite au site Blue Buoy un peu plus loin. Encore d'autres espèces de poissons et de coraux. On ne se lasse pas de regarder! Mais on se fatigue à nager toutefois. Après presque deux heures et demi dans l'eau, je commence à avoir des crampes dans une cuisse et doit me masser pour continuer la plongée. Heureusement, la plongée s'achève car crampe et plongée ne font pas bon ménage. Hélène a aussi quelques crampes aux mollets de son côté.

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Après un bon thé hydratant et réchauffant pour tous les passagers, le bateau retourne vers Port-Douglas. Encore une heure et demi de trajet à se faire brasser mais aucun signe de nausée!



De retour au camping, douche, lavage et une bonne bière pour se désaltérer! Quelle journée inoubliable dans un lieu exceptionnel dont nous rêvions depuis 30 ans!

lundi 7 mai 2012

Parc national Daintree et Port-Douglas


Le 7 mai

Le soleil levant sur la plage de Noah était superbe ce matin. Nous n'avons pas de plan précis aujourd'hui mis à part quelques courses à Port-Douglas en après-midi. Nous roulons donc vers le Sud, lentement, très lentement, au cas où on verrait un casoar. D'ailleurs, à partir d'aujourd'hui, on se dirigera constamment vers le Sud vers nitre destination finale qui est Sydney. On fera certainement quelques zigzags Est-Ouest mais limités en distance.

Nous roulons donc lentement et soudainement, il est là! Le gros mâle au casque bien développé et coloré! Sur le bord de la route, il déambule lentement en cherchant des fruits qui seraient tombés par terre récemment. Nous sommes seuls. Aucune circulation. Nous arrêtons en plein milieu de la route, je mets les clignotants d'urgence, au cas où, et nous le regardons évoluer. Nous prenons plusieurs photos et quelques minutes de vidéos mais encore une fois, ce n'est pas évident pour les photos. L'appareil est trop lent par rapport aux déplacements de l'animal et de la luminosité ambiante. Étonnamment, pour la vidéo c'est mieux! Et voilà qu'arrive un fermier dans sa camionnette à toute vitesse. J'ai beau lui faire des signes de ralentir, rien n'y fait. Il passe en trombe mais heureusement le casoar reste de notre côté de la route même si à quelques reprises il donnait des signes de vouloir traverser. Et en effet, quelques minutes plus tard le casoar traverse tranquillement devant nous et va du côté le plus lumineux de la route. C'est un peu mieux pour les photos! Un autre campervan arrive à basse vitesse derrière nous. Nous laissons la place à ces voyageurs et allons refaire un des sentiers aménagés que nous avions visités la veille. Quel plaisir!





Nous reprenons ensuite le bac sur la rivière Daintree, repassons par les lieux visités il y a quelques jours et nous rendons à Port-Douglas. Là, nous trouvons un camping, allons reconfirmer notre excursion de demain, faisons quelques courses et allons ensuite nous installer sur la plage Four-Miles, cette plage longue de 6 km qui borde la ville sur toute sa longueur du côté Sud de la péninsule où elle est située.  Il n'y a que quelques dizaines de personnes sur la plage, malgré le fait que ce soit la Fête du travail aujourd'hui au Queensland, un jour férié.



Revenus au camping en fin d'après-midi, nous préparons notre matériel pour demain, effectuons les activités habituelles de fin de journée et regardons comment nous allons répartir nos 4 semaines restantes sur les quelque 2700 km qu'il nous reste à parcourir jusqu'à Sydney. Wow! Environ 100 km par jour en moyenne d'ici la fin! Seulement!


Jean

Parc National Daintree


Le 6 mai

Nous partons de bonne heure de Wonga Beach en direction de Cape Tribulation, ainsi nommé par le fameux Capitaine Cook en 1770. Quelques kilomètres plus loin, nous prenons le bac qui nous amènera de l'autre côté de la rivière Daintree laquelle, selon les affiches, est infestée de crocodiles. Mais nous n'en voyons aucun. 



Nous roulons dans un tunnel végétal si dense que le GPS perd le signal satellitaire régulièrement. Nous allons lentement de peur d'écraser un casoar. Des affiches nous rappellent régulièrement qu'ils habitent ici et qu'ils traversent fréquemment la route.

Le Parc National de Daintree est un autre parc sur la liste du Patrimoine mondial. On y retrouve des espèces qui existaient il y a 400 millions d'années, du temps du continent unique Gondwana. Le Parc ne couvre pas entièrement ce territoire. Quelques enclaves privées subsistent le long de la côte jusqu'à Cape Tribulation. Des maisons et de l'hébergement pour les touristes principalement. Nous sommes surpris de voir une plantation de thé à cet endroit. Les Australiens en sont de gros consommateurs mais à notre connaissance les meilleurs thés proviennent d'endroits situés à plusieurs centaines de mètres en altitude. La récolte y est mécanisée, question d'économie. Une grosse machine tond littéralement les plants pour récupérer les feuilles les plus jeunes. On est loin ici des feuilles sélectionnées une par une par un humain et cueillies à la main.



Nous visitons le Parc en parcourant trois courts sentiers espacés de quelques kilomètres. Ce sont les seuls qui soient indiqués sur la carte du Parc. Les sentiers sont aménagés grand public avec des trottoirs de bois ou de plastique recyclé. L'un d'entre eux est même accessible en chaise roulante. C'est donc une partie de plaisir à chaque fois pour se promener soit dans la forêt tropicale soit dans la mangrove.







Nous avons la chance de voir plusieurs oiseaux! Deux sortes de mégapodes, une Brush Turkey


ainsi que deux Scrub Fowl 
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dont l'une est très occupée à bâtir un gros monticule qui sera éventuellement utilisé par plusieurs femelles pour y ensevelir leurs œufs. 



La chaleur de la décomposition des feuilles du monticule sera suffisante pour incuber les œufs. Mais l'oiseau qui vole la vedette est sans contredit un ou une jeune casoar. Nous marchions lentement et sans bruit sur le trottoir menant à la mangrove quand on entend du bruit dans l'eau à travers les plantes géantes, tout près de nous. On regarde et c'est bien un casoar qui vient lentement vers nous, les pieds dans l'eau, en cherchant ici et là des fruits à manger. Il nous voit mais cela ne le dérange nullement. Il continue sa besogne en marchant à travers la végétation dense et traverse sur le trottoir ce qui me permet enfin de prendre une photo potable. 



Comme il fait très sombre sous le couvert forestier, tout ce qui bouge le moindrement est très difficile à photographier, même avec le flash. Je le regarde s'éloigner lentement en savourant cette belle rencontre fortuite! Une dizaine de minutes plus tard, environ 250 m plus loin sur le trottoir, on entend des pas dans la forêt. Un casoar! Probablement le même mais qui sait? On se trouve chanceux!

La journée se passe donc surtout dans ces sentiers à déguster des yeux cette végétation luxuriante. Déjà qu'on adore aller dans une serre tropicale! Y être pour vrai dans la forêt tropicale c'est un plaisir intense pour nous et nous en savourons chaque instant.

Nous allons nous installer au camping du Parc vers 15h. Il est situé à Noah Beach, une autre longue plage de sable fin comme celle de Cap Tribulation où nous avons lunché ce midi.



Nous prenons une longue marche sur la plage et y lisons un peu Nous y rencontrons un couple qui voyage durant 4 mois avec leurs deux enfants. Ils demeurent à Perth et ce sont des adeptes du Outback. Ils ont traversé tout le pays d'Ouest en Est par des pistes de 4x4, dont le fameux désert de Simpson, et ils se rendent maintenant à l'extrême Nord de l'Australie, à Cape York, en passant par la Old Telegraph Line trail. Il faut voir des vidéos sur Youtube pour comprendre le défi que cela comporte, notamment pour traverser des rivières. Pour terminer cette magnifique journée, nous nous faisons un bon souper d'agneau avec une taboulé aux herbes fraîches du marché de Mossman.


Jean

samedi 5 mai 2012

Marché de Mossman, Port-Douglas et Wonga Beach


Le 5 mai

Nous commençons la journée par une visite au marché de Mossman qui se tient le samedi. Beaucoup de kiosques vendent des fruits tropicaux, des herbes fraîches et des légumes. Nous faisons des provisions et mangeons quelques muffins maison en guise de petit-déjeuner. 



Puis nous prenons la route pour Port Douglas dans l'intention de réserver une croisière pour la grande barrière de corail. Nous visitons deux entreprises que nous avions déjà sélectionnées après avoir pris conseil de plusieurs personnes. Nous optons pour Calypso que nous réservons pour mardi le 8 mai, en espérant que le vent fort s'affaiblira un peu.

Nous visitons ensuite la ville de Port Douglas qui nous plaît beaucoup. C'est une ville touristique, mais de grosseur moyenne, avec une population de 4000 environ, où l'atmosphère est détendue. Beaucoup d'arbres et de verdure, beaucoup de restos et de cafés, une vue magnifique sur la mer, une grande marina et beaucoup de bateaux de toutes sortes. Il y a du monde un peu partout, mais pas trop...C'est vrai qu'il n'y a qu'une seule rue touristique. 





Nous pique-niquons dans un beau grand parc au bord de la mer en regardant passer les bateaux et à l'ombre d'un figuier géant.




Nous reprenons ensuite la route vers le Nord, en direction du Cap Tribulation. Nous arrêtons camper à Wonga Beach, au camping municipal, directement sur la plage. Au cours d'une longue balade sur la plage qui s'allonge sur des kilomètres, nous croisons des pêcheurs au filet qui nous montrent leurs prises. En fait, il attrapent de petits poissons qu'ils vendront comme appâts pour les pêcheurs de barramundi ou d'autres gros poissons.




On termine l'après-midi en lisant sous les palmiers.

Hélène  

vendredi 4 mai 2012

Mareeba Wetlands, Secteur Mossman Gorge de Parc national Daintree


Le 4 mai

Nous partons du camping de Granite Gorge vers 8h et arrêtons faire des courses à Mareeba avant de prendre la route vers le Nord à travers la région du Tableland. À une dizaine de kilomètres de Mareeba, nous faisons un détour pour aller voir les Mareeba Wetlands. Ce sont des marais construits par un organisme à but non lucratif il y a une quinzaine d'années en vue de créer de l'habitat pour des espèces indigènes. L'OBNL a reçu plusieurs prix pour l'immense travail accompli et les excellents résultats obtenus. Les visiteurs peuvent y voir des dizaines d'espèces d'oiseaux (brulgas, grues, oies, canards, anhinga, cormorans, cigognes...) et le Centre fait l'élevage du Pinson diamant de Gould en vue de rétablir la population de cette espèce menacée. Les couleurs des individus sont variables et ce sont ceux à face noire qui sont privilégiés pour cet environnement naturel.

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Il est un peu trop tard pour l'observation des oiseaux qui est préférable tôt le matin ou en fin de journée. Nous poursuivons donc notre route dans le Tableland et admirons au passage les plantations de canne ainsi que les vergers de mangues, d'avocats et de litchis.




En fin d'avant d'avant-midi nous redescendons du plateau en direction de la mer. Rapidement, la température augmente ainsi que le taux d'humidité. À Mossman, nous bifurquons vers le pied de la montagne pour aller dans le secteur Mossman Gorge du Parc National Daintree.



Ce parc est probablement l'un des emblèmes mondiaux pour la forêt tropicale. Bien évidemment, les précipitations sont très abondantes dans le Parc. Mais une bonne partie de l'apport d'eau provient de la condensation des nuages directement sur les feuilles des arbres tout en haut dans la montagne. À certains mois de l'année cet apport d'eau surpasse de 40% l'apport par la pluie. Le Parc abrite de nombreuses espèces rares ou menacées : casoars, platypus, bettong et bien d'autres.

Nous débutons notre visite en allant faire un magnifique sentier de 3 km environ dans la forêt. Les premiers 300 m sont bâtis pour la grande affluence, mais après cela le sentier rétrécit et les randonneurs se font plus rares. De temps à autre on traverse un joli ruisseau et on est surpris par la grosseurs des figuiers étrangleurs. Nous avons la chance de voir plusieurs Brush Turkeys.










Après la randonnée, nous sommes ravis d'aller faire une bonne saucette dans la rivière Moosman. L'eau est limpide avec une légère teinte émeraude. Plusieurs personnes se baignent dans le secteur tranquille ou vont nager dans le courant qui est léger mais tout de même assez fort pour en surprendre certains qui savent plus ou moins nager. Quand on fait du canot de rivière comme nous on peut facilement évaluer la force du courant mais en général les gens sous-estiment toujours sa force. C'est ce qui est arrivé à un asiatique qui se baignait avec son petit garçon de 5 ans et sa petite fille de moins de 2 ans tout près de nous. Le gars s'en va nager avec la petite fille dans le courant. Il perd pied et le voilà en sérieux trouble, la tête sous l'eau, la petite fille au bout de ses bras qui prend un bouillon, lui qui en avale une tasse et qui s'étouffe. Je fais ni un ni deux et me jette à l'eau dans sa direction. Je me mets sur une roche, lui tend la main et lui cris par deux fois de prendre ma main. Il est étouffé noir! Il finit par prendre ma main et je prends la petite fille de l'autre. Le voilà qui a maintenant ses fonds et qui peut reprendre son souffle. Il sort de l'eau, reprend la fillette et me remercie! Mais quelques minutes plus tard, le petit bonhomme nage avec une bouée en plastique à la lisière du courant. La petite fille est laissée quelques minutes sans surveillance, et elle aussi on la met dans une bouée en plastique à demie gonflée. La mère est arrivée. On s'en va!

Nous prenons un camping sur le bord de la rivière dans la petite ville de Mossman et finissons l'après-midi par de la lecture, des courriels et la routine habituelle qu'on ne déteste pas du tout.