jeudi 24 mai 2012

Fraser Island, l'île de sable la plus grosse au monde


Les 22 et 23 mai

Le 22 nous nous levons avant l'aube car un autobus vient nous chercher à 7h à notre camping pour nous amener au traversier qui relie la terre ferme à l'Île Fraser. Nous embarquons sur la barge avec une cinquantaine d'autres passagers et quelques voitures 4X4. Environ 50 minutes plus tard, nous arrivons sur la côte Ouest de l'Île où nous attend notre autobus 4x4 qui est en fait un gros camion MAN 4x4 équipé avec un habitacle pour transporter environ 40 passagers. Heureusement, nous ne sommes que 24 ce qui facilitera la logistique et nous aidera à mieux apprécier le tour.






Nous sommes sur l'Île pour deux jours complets avec un séjour en auberge le premier soir. Au cours de ces deux jours nous visiterons divers endroits au centre de l'Île pour la première journée et uniquement la côte Est durant la deuxième.

L'Île Fraser est une immense masse de sable d'une longueur de 123 km et de 22 km de largeur à l'endroit le plus large. L'altitude atteint 244 m et comme le sable va jusqu'à 100 m de profondeur sous le niveau de la mer à certain endroit, cela en fait la plus grosse île de sable au monde. Mais il y a d'autres particularités qui la rendent unique comme le fait qu'elle soit couverte d'une forêt tropicale et qu'elle ait un réseau hydrographique exceptionnel : plus de la moitié des lacs perchés sur dunes au monde soit 42 sur 80; un immense aquifère qui permet la présence de plus de 100 lacs et de très nombreux ruisseaux sur fond de sable alimentés par des sources souterraines d'eau douce cristalline.

La flore et la faune y sont évidemment très particulières aussi. Notons entre autre que la population de dingos est estimée à 200 individus en comptant les jeunes de l'année. En fait ils sont tellement présents que des clôtures ont été installées autour des aires de camping, des aires de pique-nique et des auberges pour éviter les problèmes qui surviennent lorsque les dingos et les humains sont en contact trop étroits.  L'Île Fraser fait partie du Parc National Great Sandy et est sur la liste de l'Unesco depuis 1992.






La première journée nous allons par les pistes de 4x4 au lac Mckenzie, un lac perché sur dune. Nous y passons une heure et il est très agréable de s'y baigner même si sa température de 20 degrés et une température extérieure avoisinant 23 degrés en arrêtent plusieurs. L'eau est tellement claire qu'on a peine à évaluer la profondeur où l'on nage.




Nous allons ensuite faire une courte randonnée d'environ 40 minutes à Central Station, dans la forêt tropicale, le long d'un magnifique ruisseau sur fond de sable bien évidemment. Il pleut un peu ce qui fait sortir quelques sangsues mais ni Hélène ni moi n'en avons eu contrairement à d'autres membres du groupe. Les arbres, des satinay, des malaleucas et des palmiers, sont magnifiques et certains sont très gros.  




Un peu plus loin, sur la piste de 4X4, on rencontre 4 dingos qui ne font pas grand cas de nous, trop occupés entre eux.



Après un lunch très ordinaire au petit complexe hôtelier, le Eurong Resort, sur la côte Est, nous roulons à vive allure sur la plage 75 Miles longue de près de 120 km pour se rendre au début d'un sentier de 2,5 km environ qui nous mènera au lac Wabby, un lac de barrage créé par le fait qu'un ruisseau a été complètement bloqué lors de l'avancement d'une immense dune de sable de l'Est vers l'Ouest de l'Île. La dune continue à avancer et le lac disparaîtra sous le sable d'ici la fin du siècle.  Nous arrivons tout en haut de la dune d'où on peut apercevoir la mer d'un côté et le lac de l'autre. Nous descendons pente abrupte de la dune pour se rendre au bord du lac et s'y baigner. Du centre du lac le spectacle est unique et magnifique. On a la dune d'un côté et la forêt tropicale de l'autre. Génial! Peu de gens se sont baignés de peur d'avoir froid ce qui fait qu'Hélène et moi étions seuls dans le lac un grand bout de temps, à notre grand plaisir.






Nous retournons au Eurong Beach Resort à la noirceur et prenons possession de notre chambre à coucher, un bel appartement avec 3 lits et une petite cuisine. Cela nous fait tout drôle de ne pas coucher dans le campervan ce soir. Une vacance de vacances pourrait-on dire. Le souper est un buffeet mexicano-australien ce soir et selon nous fait ombrage à l'endroit et au Mexique...C'est en fait le seul point négatif de notre excursion, la piètre qualité de la bouffe. Du niveau cafétéria ordinaire qui ne correspond en rien au niveau de tous les autres aspects, logement, guide, autobus, trajets, etc. Nous devons être difficiles sur la bouffe car plusieurs touristes ont bien aimé.

Après une excellente nuit de sommeil au son des vagues, nous allons déjeuner puis partons vers 8h30 pour se diriger vers l'extrémité Nord de l'Île en roulant uniquement sur la plage Est.  Après avoir laissé quelques compagnons de voyage sur la plage, nous arrêtons plus loin voir l'épave du super bateau à vapeur Maheno échoué en 1935. 



Ces compagnons ont pris un tour d'avion d'une quinzaine de minutes pour survoler l'Île et atterrissent à l'épave pour nous rejoindre.



Nous nous rendons jusqu'aux piscines de champagne, les Champagne pools qui sont des formations naturelles dans les roches, avec fond de sable et avec une alimentation permanente en eau salée et en bulles par les vagues qui frappent les rochers séparant les piscines de la mer. Hélène et moi s'y baignons avec quelques autres courageux et vraiment cela en valait la peine. L'eau est relativement chaude, environ 20-21 degrés, et après une minute on y est très confortable. 





Surtout qu'on avait eu très chaud quelques minutes avant d'arriver là. Le chauffeur voulant éviter de faire déplacer un pêcheur qui occupait la zone dure de la plage, a passé derrière ce pêcheur dans une zone où le sable est moins humide et donc plus mou. Et on s'est enfoncé! Il a fallu que tout le groupe débarque, enlève du sable devant et derrière les roues et pousse à plusieurs reprises en avançant et en reculant pour réussir à déprendre ce gros véhicule après une demie-heure environ. Notre chauffeur-guide, Hayden,  était bien désolé de cela, et même un peu fâché car ce camion MAN presque neuf ayant coûté près de 400 000$ (CAD) étouffe régulièrement lorsqu'il est sollicité dans le sable mou...Enfin, cela fait partie de l'aventure comme il dit! 





En parlant de guide, nous avons été vraiment chanceux car Hayden était excellent à tous points de vue : bon conducteur dans ces chemins difficiles et étroits, excellent naturaliste, excellent vulgarisateur et communicateur et un bonus pour nous, il parlait un anglais très soigné, bien prononcé avec un débit relativement lent. Un guide cinq étoiles selon nous!



Après la baignade dans le champagne, nous arrêtons à la pointe de Indian Head ainsi nommée par le capitaine Cook en 1770. C'est l'un des 3 endroits de l'Île où on retrouve de la roche volcanique, issue d'une période d'activité volcanique il y a 16 millions d'années et non recouvert par le sable. 



Après cette courte marche, nous embarquons de nouveau dans le bus et nous nous retournons par la plage en direction Sud jusqu'à Eli Creek, un joli ruisseau sur fond de sable alimenté par une source souterraine et que l'on peut descendre vers la mer en pataugeant sur une distance de 300-400m environ. L'eau est fraîche à 18 degrés et ici encore il y a plus d'observateurs que de baigneurs. Hélène s'abstient cette fois-ci et je descend en compagnie de deux jeunes Taïwanaises très sympathiques avec qui nous avons pas mal discuté au cours de ces deux jours.





Après cette dernière baignade, nous retraversons l'Île Fraser pour une dernière fois et reprenons un traversier à 17h au Kingfisher Resort. Le soleil couchant sur le détroit Great Sandy qui nous sépare de la terre ferme nous offre un bien joli spectacle. Rendus à bon port, un autre autobus nous attend et vient nous reconduire à notre camping à l'autre extrémité d'Hervey Bay.





Hélène prépare un souper vite fait et nous nous couchons tôt, fatigués mais heureux de cette belle excursion sur la plus grosse Île de sable au monde recouverte de forêt tropicale, l'Île Fraser.


Jean

lundi 21 mai 2012

Hervey Bay, porte d'entrée pour Fraser Island


Le 21 mai

Nous quittons Bundaberg de bon matin, après avoir pris le petit-déjeuner sur le bord de la mer. La campagne est très vallonneuse et la diversité des cultures nous épate. De grands vergers de noix de macadam, d'orangers et autres fruits citrins, de manguiers, d'oliviers, d'avocatiers. En plus des grands champs de légumes en tout genre et bien sûr de la canne à sucre.




Nous arrivons à Hervey Bay en avant-midi et faisons un arrêt à l'information touristique où une charmante dame nous aide dans nos choix. Nous optons pour un camping super tranquille où nous réservons notre tour à Fraser Island pour demain. Nous partirons à 7 h mardi matin et reviendrons mercredi en fin de journée. Donc pas de blogue demain.

Comme il fait beau soleil (environ 24 degrés), nous partons visiter la ville. C'est une agglomération d'environ 60 000 h formée de plusieurs petites municipalités le long de la baie. La principale caractéristique est que le bord de mer constitue un immense parc linéaire, de plus de 15 km, qui est destiné à diverses utilisations publiques (plage, rampes de mise à l'eau, jetées, pique-nique, BBQ, piste de vélo et de randonnée). 


Nous nous rendons vers le milieu de la ville où nous stationnons puis marchons le long de ce parc pour revenir par la plage. Nous constatons que c'est plutôt tranquille pour le moment car le pic de leur saison touristique est de juin à octobre pour l'observation des baleines (qui arrivent de l'Antarctique pour venir mettre bas sur la côte est du Queensland à ce moment.)










Le soleil se couche vers 17 h 15 ici, c'est l'automne...

Hélène

dimanche 20 mai 2012

Agnes Waters, 1770 et Bundaberg


Le 20 mai

Nous partons de la halte-camping vers 7h30 après une bonne nuit de sommeil même si l'on entendait parfois les gros camions passer sur la route A1 à proximité.

Nous roulons vers le Sud puis prenons la petite route touristique qui nous mènera à Agnes Waters et à la communauté voisine de 1770 ou Seventeen-Seventy, c'est comme on veut. Ce sont deux petits villages sur le bord de la mer qui sont séparés d'à peine quelques kilomètres et qui en sont à leurs premiers stades de développement pour le tourisme. Donc relativement peu de fréquentation mais des infrastructures intéressantes : sentiers, parcs de bord de mer, promenade, aire de pique-nique...

Nous allons voir la plage de Agnes Waters qui est réputée pour le surf. Il y a quelques surfeurs et une bonne dizaine de marcheurs sur la plage en ce début de matinée. 




Puis nous allons au bout de la route à 1770 ainsi nommée parce que le capitaine Cook y a débarqué en 1770. C'était son premier arrêt au Queensland. Nous avons bien aimé cet endroit et c'est le genre de place où l'on pourrait facilement s'arrêter quelques jours.






Nous reprenons la route touristique vers le Sud jusqu'à Bundaberg. À proximité de la ville, la campagne passe du pâturage à la culture de la canne à sucre principalement mais aussi des noix de macadam et potagère. Nous arrêtons acheter un kilo de belles fraises bien mûres chez un producteur pour nous en régaler ce midi et ce soir.

Après le lunch à la marina de Bundaberg, nous allons visiter le centre-ville.






 Puis nous nous rendons à la distillerie du fameux rhum australien Bundaberg. Le tour dure une heure quart et se termine par une dégustation des différents produits. Nous en goûtons trois dont deux rhums vieux de cinq ans. Nous sommes des amateurs de vieux rhum depuis des années et en avons dégusté en provenance de plusieurs pays. Celui-ci ne nous déplait pas mais nous préférons la douceur du rhum des Caraïbes ou d'Amérique latine.





Après la dégustation, nous allons faire quelques courses et nous nous installons au camping de Bargara sur le bord de la mer à quelques kilomètres plus à l'Est. Fait cocasse, nous avons rencontré trois jeunes Québécois à la distillerie, les premiers depuis notre arrivée en Australie. Et nous les avons rencontré de nouveau à l'épicerie puis encore une fois sur le bord de la mer qui est très belle à la lumière du soleil couchant.